Zone de Texte: Association loi de 1901

Et maintenant, quels traitements ??

Zone de Texte: Aujourd’hui, pour moi, quels traitements ????
Actuellement, je peux dire que je survis grâce à mes médecines douces, au risque de choquer les esprits cartésiens. Je suis sûre qu’elles seront l’avenir, et qu’elles peuvent, en complément des médicaments allopathiques, permettre de guérir voire soulager en douceur, sans trop d’effets secondaires, bien que les plantes ne soient pas inoffensives non plus.
J’ai la chance d’avoir été formée, et continue d’apprendre chaque jour, et cherche tout ce qui se fait de nouveau. Toutes ces médecines coûtent très chères, et pour les personnes comme moi qui n’ont plus de quoi vivre, cela reste un dur challenge !
Beaucoup de médicaments qui soulagent, comme l’argent en granions et l’or, étain, ne sont pas remboursés, je les utilise parfois en voie externe, car mes muqueuses sont très touchées (phlegmons de pus dans le larynx et sur les amygdales). Je ne peux plus supporter de traitements antibiotiques, tous mes organes étant très affaiblis et me faisant souffrir.
Il me faut aujourd’hui trouver des antibiotiques naturels, par exemple, le laurier noble, le thym, romarin, lavande aspic en huiles essentielles, il en existe bien d’autres, chacun, avec son histoire et son terrain, doit trouver quelque chose d’adapté, pas facile…
Je ne supporte plus non plus les anti-douleur, je ne peux en prendre que de temps en temps, et Dieu sait si j’aimerais pouvoir prendre ma morphine et autres tous les jours.
L’aspirine par moitié et le laroxyl, une goutte par prise, cela fera sourire certains, mais 29 ans de maladie cela use. Surtout que j’ai grandi en souffrant, être sans douleur, j’avoue que je ne connais guère. J’ai tout fait avec celle-ci, elle me pousse parfois au bord du suicide voire penser à l’euthanasie, dur sujet de réflexion.
Ayant de gros problèmes moteur (dus aussi à mon opération), je dois faire avec chaque jour, je continue de me tenir debout, de marcher dans notre appartement, mais je suis souvent alitée, et en juillet 2006, je me suis enfin débarrassée de mon fauteuil roulant. En 2005, j’avais aussi un lit médicalisé, étouffant constamment et ayant des problèmes cardiaques (fibrillations régulières et autres). J’ai du m’en séparer à cause de l’appareillage en acier que j’ai en bas du dos. J’ai refusé l’hospitalisation depuis longtemps, j’ai déjà donné et je sais qu’il n’y aura rien de miraculeux actuellement, et que ma neuroborréliose ne sera pas prise à sa juste valeur dans bien des endroits. Quant aux hôpitaux compétents, ceux-ci sont déjà surchargés de demandes de malades en attente de traitements ou d’une reconnaissance tellement attendue…
Et après, pour tous ceux qui galèrent et survivent depuis très longtemps ? Qu’y a-t-il ???
Comme pour le Sida et la Sclérose en plaques, j’espère que des centres s’ouvriront enfin, pour recueillir tous ces souffrants mais quand ? Les maladies à tiques restent un grand point d’interrogation ? Pour beaucoup. Pour certains, elles ne sont que de petits bobos guéris en quelques jours.
Qui sont tous ces malades qui me contactent ? Des fous ? Je ne le crois pas le moins du monde. Tous ces enfants ? Quel avenir ? Sans reconnaissance ?
Loin de moi l’idée de jeter la pierre à la médecine, et je le pourrais pourtant, car j’ai été humiliée et déçue tant de fois, de l’incompétence et du manque de compassion, des limites de l’intelligence objective du milieu médical.
Je sais que certains se battent et se heurtent à beaucoup d’obstacles Heureusement, il existe des médecins au grand cœur, plus intéressés par la santé des malades que par leur image, ou leur porte-monnaie, ou aux promotions qu’ils envisagent pour s’acheter la dernière petite voiture de sport en vue…
Je crois encore à la science comme au temps de Pasteur, et à d’autres chercheurs, travaillant dans l’ombre, apportant de grands bienfaits à l’humanité, il y en a dans toutes les médecines et sciences, et dans l’amélioration du cadre de vie des handicapés, où il reste encore beaucoup à faire.
Pour toutes les médecines parallèles, souvent la phrase culte est : tu n’es pas guérie ? Eh non, je ne suis pas guérie mais je vis encore avec les moyens du bord.
Je me souviens d’une assistante sociale qui me regardait éberluée, après lui avoir touché mot de mon association « Les Nymphéas », elle m’a dit : A quoi cela sert-il ? Puisque moi je peux trouver des produits répulsifs en pharmacie ?
Je tairais les autres phrases qu’elle m’a dites, elles mériteraient de faire le sujet d’un sketch !
Tant d’esprit fermé et sans la moindre once de compassion et d’intérêt pour son prochain, elle n’avait sûrement pas d’enfants, la population qui est la plus en danger, car leur vie, comme elle l’a été pour moi, peut basculer dans un cauchemar noir.
Il est vraiment important de surveiller les petits et de prendre au sérieux leurs symptômes trop souvent mis sur le compte de caprices ou d’un problème psy. (en sachant que toute maladie neurologique peut engendrer aussi ce genre de symptômes).
Dur, dur de diagnostiquer alors ?
J’espère, pour l’avenir, de nouvelles thérapeutiques, les médecines à la carte comme la pharmacogénomique et les biotechnologies, des avancées dans tous les domaines scientifiques pour les handicapés et leur maintien, notre maintien, à domicile, et surtout bien sûr l’essentiel : la reconnaissance des infections à tiques avec leurs résistances aux antibiotiques, la connaissance du terrain immunitaire et de nouveaux traitements pour les malades chroniques comme moi.
En ce qui concerne les médecines parallèles, je peux dire que j’ai trouvé autant de charlatans parmi  ces pratiquants que parmi les traditionnels. Je mets en garde aussi pour les médecines manuelles, j’ai bien failli rester totalement paralysée après une manipulation d’un ostéopathe qui pratiquait cela à la chaîne, sans bon sens : tout était psy pour lui ?
Bref, dans ces domaines il faut aussi  beaucoup de prudence, les excellents thérapeutes sont peu nombreux, et quand la souffrance est là depuis de longues années, l’on est parfois incapable d’être prudent ou objectif. Un travail psychologique est parfois plus que nécessaire, bien sûr, et rien n’est vraiment un hasard, je crois, mais certains s’empressent de vous juger de haut derrière leur bureau, avec leur science parfois apprise en quelques jours dans un stage pas toujours sérieux !!
Alors, prudence !
L’être humain est un tout et je crois, dans toutes les disciplines, le plus important est la qualité humaine du médecin et son sérieux dans ce qu’il pratique, qu’ils soit généraliste, homéopathe, acupuncteur ou autre.

Fabienne Charmille
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